Festival des Templiers 2015 : retour sur le Marathon du Larzac.

A l’occasion des 20 ans des Templiers, l’épreuve du Marathon du Larzac s’est déroulée ce vendredi 23 octobre. Guillaume, parti à la découverte du plateau du Larzac, nous fait vivre son expérience à travers son récit.

 » Nous sommes le vendredi 23 octobre, il est 4h du matin, à moins de 15 km de Millau, mais surtout à 3h du départ de la 1ère édition du Marathon du Larzac à l’occasion du Festival des Templiers 2015.

Je suis tout seul au petit déjeuner de la chambre d’hôte. Je me force à manger mon gâteau sport et ma compote avec l’aide de mon café.

La pression est là. Ma prépa a été plus que moyenne, n’ayant pas réussi à soigner correctement mon entorse à la cheville depuis mi-août. Ce Trail est un grand test. 

Marathon de Larzac

Millau : départ des navettes

5h30. Ma femme me dépose à Millau au pied des navettes qui nous emmèneront à Montredon à 35 mn de route. Ça en dit long sur le chemin qui sera à faire pour revenir à Millau.

Je guette Céline et Véréna engagées comme moi sur ces 36 kms dans cette foule de coureurs. Finalement, je monte dans le premier car. Je les chercherai sur place.

Sur la route, je papote avec mes voisins en finissant mon gâteau sport. Le trajet passe assez vite. Au moment de descendre du car, je tombe sur mes copines de club ; finalement assises juste 3 rangs devant moi !

7h00 : le départ est lancé !

Le départ est dans 40 mn. Le temps d’ajuster le sac à dos, de resserrer les lacets, de programmer la montre et le départ est donné ! Il fait nuit noire et les traditionnels fumigènes rouges/orangés nous ouvrent les 100 premiers mètres. Magique !

Au bout de 2 kms, je ne vois plus les filles que je perds dans toutes les lumières des frontales.

Les premiers kilomètres sont très roulants. Le terrain est facile et quasi plat. C’était prévu, mais je ne m’emballe pas et reste sur un rythme léger. Dans tous les cas, je me suis donné un objectif large de 5 à 6h. J’ai du temps. 

Marathon de Larzac

Premier ravitaillement au 11ème km

Tout juste 1h de course et voilà le premier ravito à Pierrefiche-sur-Larzac au bout d’une dizaine de kilomètres. J’y reste à peine 2 minutes. Je le trouve un peu tôt sur le parcours. Mais bon…

Le jour se lève. Je range la frontale et le coupe-vent. Je me sens bien et la cheville tient le choc. Mais attention, le plus dur arrive.

Du 10ème au 25ème kilomètre, on entre dans le vif du sujet. Les dénivelés positifs et négatifs commencent à rythmer la course et sollicitent la machine. Le sol est instable (pierres, racines, terre, souches…). Chaque pas est un danger pour les articulations. Je trébuche, je tombe, mais sans gravité. Je m’arrête quand même pour faire quelques photos tellement les points de vue sont vertigineux. L’ambiance est bonne entre les coureurs et la bienveillance est de mise lorsque certains chutent.

Les 10 derniers km …

Je regarde à peine ma montre car mon objectif principal est de terminer cette aventure et prendre un max de plaisir. Du coup, dans les descentes abruptes, je marche sans complexe tellement je crains pour ma cheville. Je compense largement aussi avec mes genoux qui me font un mal de chien dans la descente à 15% en direction de la vallée. On tient bon. Il reste 10 kms.

Arrive le point d’eau au Massebiau après 4h de course. Aucun bobo à signaler, la météo est au top et j’aperçois des visages familiers. Ma femme et mes garçons sont accompagnés de Benoit et ses enfants. Leurs encouragements font du bien. Au même moment, je vois les filles sur une bonne allure qui reviennent sur moi. Cool.

Marathon de Larzac

La montée vers la Ferme du Cade

On fait le plein d’eau et c’est parti pour la montée vers la Ferme du Cade et le dernier ravito : 2 kms à 15%. Beaucoup de coureurs en parlaient sur le parcours et ils avaient raison. Qu’est-ce que c’est raide !

Je prends un peu d’avance, suivi de très près par Céline. Verena, qui souffre des orteils, nous rejoindra tout en haut, 5 minutes après.

Encore un arrêt express (Tuc / coca / Roquefort) et c’est reparti tous les 3. Sur le plateau, c’est assez plat et dégagé avec une belle vue sur le viaduc. Céline rythme bien la fin de course et nous impose quelques relances (elle est pas mariée avec Benoit pour rien). Vient ensuite la dernière descente. Je la redoute car 2h avant j’ai souffert. Finalement, la cheville tient toujours le choc (décidément…) et les genoux également. Quelques virages techniques, un balisage un peu douteux sur certaines portions, un passage par la grotte de la Chouette et c’est la fin ! Nous passons la ligne d’arrivée en 5h54 sous les hourras de nos familles. Nous sommes cuits mais enchantés.

Benoit a raison. Je viens de finir mon premier « vrai » Trail. Mais quel pied !

C’est sûr, je reviens l’an prochain.  »

 

Gui

 

Emeline GALLAND

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