Récit du Trail du belier par un Essonnien

Guillaume a participé le 20 août dernier au Trail du Bélier. Un trail de 27kms avec 1000 m de dénivelé positif au départ de la Clusaz. Il nous raconte le déroulement de ce trail pluvieux au parcours très technique mais sympatique… Bonne lecture !

« Samedi 20 août 2016. Il est 9h et c’est le déluge à La Clusaz au moment du départ du Bélier, joli trail de 27 kms (1000 D+) sur les bas-côtés de la chaîne des Aravis.
Je me suis préparé depuis fin juillet avec notamment pas mal de côtes et une sortie de 11 kms aux Saisies 6 jours avant.

 Trail du Belier

Un départ « à bloc »

Dès le début, je pars fort. Pas pour rattraper les montagnards en tête et largement favoris, mais pour me placer dans un groupe de coureurs à mon niveau. Histoire de ne pas perdre trop de temps dans les singles montants qui nous attendent dès le 1er km. À vouloir partir trop doucement, on se retrouve souvent dans le ventre mou de la course avec l’impossibilité de doubler. J’ai vécu ça en janvier au Trail du Puy de Sancy.

Donc, pour démarrer, 600 m de dénivelé positif sur 3 kms vers Les Mouilles. C’est ce que j’étais venu chercher, je suis servi ! Marche active sur un bon rythme et relance sur les faux plats. Je suis en forme et j’ai envie de me faire plaisir.

Trail du Belier

De la pluie, mais une belle organisation savoyarde !

Du 5 au 15e km le parcours est roulant à fleur de montagne. Dommage que la météo ne nous fasse pas profiter des paysages vertigineux. Le peloton s’étire et les nombreux ravitos font du bien car la pluie ne cesse de tomber. Thé chaud, saucisson, reblochon, tomme, sourires… ils savent recevoir nos amis savoyards ! Je cours autour de 12km/h et je trottine toujours dans les côtes.

Avant d’attaquer la 2e difficulté (300 D+ sur 2 kms vers le Crêt du Merle) je tente de faire quelques photos. Impossible. Je suis trempé. Pas 1 cm2 de t-shirt sec. Je n’arrive même pas à déverrouiller mon iPhone tellement mes doigts et l’écran sont mouillés. Je demande à une sympathique bénévole de la Croix Rouge d’envoyer un SMS à ma femme pour l’informer que je suis à mi-parcours. Plus tard, une petite accalmie me permettra de faire quelques clichés.

Trail du Belier

« Les petits chemins qui sont devenus de parfaits terrains de cross »

Environ 2h de course, 17e km, nous ne sommes pas loin du col des Aravis mais le balisage nous guide en direction de la station. Ça descend enfin ! Pensant doubler du monde sur ce tronçon, je me lance ! C’était sans compter sur les petits chemins qui sont devenus de parfaits terrains de cross. Horrible. On glisse, on tombe, tout le monde cherche ses appuis. Je marche en m’accrochant dès que j’en ai la possibilité. Quand ça ne glisse pas, le terrain est technique. Ces quelques kilomètres sont durs pour moi physiquement et je perds pas mal de temps.

20e km, dernière grosse bosse en direction de Beauregard. Encore 3 kms et 500 D+. Malgré une bonne hydratation, les jambes sont un peu raides et les crampes aux adducteurs pas loin. J’accuse un peu le coup. Je marche comme à peu près tout le monde. La pluie, elle, s’est transformée est petit crachin. Je n’y prête plus beaucoup attention.

Trail du Belier

4 derniers kms cauchemardesques !

Arrivé en haut, il reste 4 kms avant la ligne d’arrivée. Une grosse descente avec 600 m de dénivelé négatifs. La première moitié est roulante et j’allonge ma foulée. La seconde partie est un cauchemar pour moi. Des lacets étroits hyper techniques terminent ce trail. Je contorsionne mes pieds et mes chevilles dans tous les sens pour éviter les racines et autres pierres. Quelle galère ! Je me fais doubler par une vingtaine de coureurs dans cette dernière partie tellement je suis à la peine. En plus, mon entorse de l’an passé me freine à prendre le moindre risque.

Je suis impressionné par certains qui dévalent cette descente ! Il ne faut pas trop réfléchir, mais quand même… je pense que ça se travaille pour les parisiens comme moi.

Je passe la ligne d’arrivée dans une super ambiance en 3h15’50’’ (382e/825). La pluie vient de s’arrêter. Avec une météo plus clémente et sans mes carences dans les descentes, j’aurais pu passer sous les 3h. Je reviendrai l’année prochaine ! »

 

Emeline GALLAND

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