Récit d’un amoureux de la course à pied sur le Trail du Puy de Sancy

Ce dimanche 17 janvier, Guillaume était au départ du Trail du Puy de Sancy. Il nous fait vivre ses 20km à 900 m D+ parcourus à travers son récit.

« Samedi 8h. Philippe me rejoint à la gare de Bercy avec sa grosse valise (comme s’il partait 2 semaines) et nous voilà embarqués, direction l’Auvergne, pour courir le Trail hivernal du Puy de Sancy à Mont Dore.

Le voyage passe assez vite. Au programme de l’après-midi : balade dans cette jolie station de ski, récupération les dossards et accessoirement je me rachète un coup-vent oublié à Brunoy (quel naze).

L’ambiance est bonne et la météo paraît clémente. Bref, on termine la journée en pleine forme avec quelques échanges de SMS avec les copains du Club, gonflés à bloque pour le lendemain.

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Le jour J

Le réveil sonne pas trop tôt car Philippe nous a déniché un petit hôtel familial à 200 m de la ligne de départ. Un petit déj rapide et nous enfilons toutes nos couches de vêtement qui tenteront de nous garder au chaud pendant la course, car le thermomètre annonce -8C et ressenti -15. Grrrrr…

9h. Le départ est donné. Les 1300 coureurs, emmitouflés comme nous, partent pour affronter les 20 ou 30 km (le choix sera à faire au 9e) de ce Trail blanc.

Les 2 premiers kilomètres sont des faux plats descendants. Ensuite, nous quittons la route et piquons à droite pour démarrer ce qui ressemblera à la très grande globalité du parcours : une côte en single dans la poudreuse. Le ton est donné.

A la file indienne, indienne, indienne… nous courrons en chantant

En file indienne, nous avançons difficilement dans la neige qui monte parfois jusqu’au genou, voire plus. Nos montres annoncent 2 km/h. Aie, nous ne sommes pas arrivés…

Philippe prend un peu d’avance mais les paysages dégagés me le laisse en « visu ».

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Après 3 ou 4 km, la première descente fait du bien. La cadence s’accélère et les jambes se dégourdissent mais pas pour longtemps, une nouvelle côte arrive pour rejoindre le lac de Guery. Notre petite allure, nous fait profiter du décor incroyable. Tout est blanc et le soleil apporte une magnifique luminosité.

9km : premier ravitaillement

Je rejoins Philippe un peu avant le premier ravito au 9e km, mais sans se concerter notre choix est fait : nous opterons pour le 20 km et non le 30 comme prévu initialement. En effet, voilà déjà 1h30 que nous sommes partis et même si les paysages sont splendides avec une météo au top, tout le parcours dans la poudreuse limite notre plaisir.

Beaucoup de bénévoles à ce ravito et des badauds qui nous encouragent. Au menu : St nectaire, saucisson et jambon de pays en plus des fruits secs, Tuc et grignotages habituels. 3 ou 4 minutes d’arrêt et nous repartons ensemble dans les bois. Le parcours est un peu plus technique et ce ravito a étiré le peloton. Nous ne battrons pas des records de vitesse sur cette course, du coup nous profitons pour faire des photos souvenir.

 

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De la neige tout le long du parcours…

 

Sortis des bois, nous arrivons sur un grand plateau. Rien à l’horizon à part des dunes enneigées. Pas de vent. Ouf. Ça aurait changé la donne. D’ailleurs, mon équipement multi-couche est adapté. Je m’autorise même à retirer mes gants parfois.

Nous longeons des pistes de skis de fond dans cet espace laissé à l’état pur. La neige un peu plus tassée donne des ailes à Philippe qui s’envole en trottinant. Je capitule. La poudreuse avec nos appuis instables qui sollicitent à mort les chevilles pendant 2h m’ont lessivé. Les côtes, sont moins raides mais les faux plats on prit le relai. Que c’est dur…

Nous replongeons dans les bois avec une descente technique. Finalement, je prends pas mal de plaisir dans ces passages là. Talon devant, la poudreuse amortie nos pas et sollicite moins les quadris.

Chaînage… et doublage !

Sorti des bois, une petite route verglacée prend le relai. Le bon moment pour chausser et tester mes chaînes. Au top ! Les appuis reviennent et l’allure accélère. Pour autant, juste avant le 2e ravito situé au 15e km, je me fais doubler pour la tête de course du 30 km. Incroyable ! Les gars viennent de faire 10 km de plus avec 600 D+ que moi. Je sais que c’est l’élite mais ça fait toujours drôle…

 

Ravito rapide et c’est reparti. Je me sens pas trop mal et heureusement. La dernière difficulté qui nous attend est raide. Tout le monde marche. Je m’impose une bonne marche active qui me permet de gagner quelques places. Sur les faux plats, je relance. Mes débuts de crampe ne m’arrêteront pas, au contraire : je vois Philippe au loin.

Avec une neige tassée, je reviens doucement sur lui. Arrivé en haut, ça redescend. Un vrai yoyo ces 20 km ! Dans cette ultime descende, en direction de Mont Dore, je m’éclate (sans jeux de mots) et rejoins Philippe. Nous ferons le dernier kilomètre ensemble et je passe la ligne d’arrivée en 3h45’02 » (369e/900) en 5,32 km/h de moyenne.

Au final, un parcours MAGNIFIQUE à couper le souffle avec une organisation parfaite. Beaucoup de plaisir sur ce 20 km, malgré la poudreuse tombée abondamment quelques jours avant. La météo n’aura pas gâchée cette course, bien au contraire… »

 

Emeline GALLAND

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